Notre Japon

La vraie vie de la famille Poggianti au pays du sushi

lundi 22 juin 2009

Japon, je t’aime un peu, beaucoup, passionnément… premier jet – Expats au Japon depuis 631 jours

Japon, je t’aime un peu, beaucoup, passionnément… premier jet

Les ruelles quasi-piétonnes de Jingumae, ses coiffeurs branchouilles, ses galeries d’art contemporain, ses magasins de fringues pointus (pour homme, pour femme ou pour chien), à deux pas de l’effervescence commerciale d’Omotesando.

Le carrefour de ShibuyaLa « soirée parfaite » à Shibuya, en commençant par « Izakaya-ism », également appelé le resto à petite porte (1 mètre 20 sous linteau) avec son maquereau grillé au chalumeau ; et en poursuivant avec un cocktail au « Piano », le plus kitsch des minuscules bars de poche du « Golden Gai » de Shibuya, avec tentures rouges, lustres au plafond et têtes de daims le tout sur deux étages de six à huit mètres carrés chacun maximum.

Quelques restos étoilés mêlant le meilleur de la cuisine française à l’imagination des chefs japonais, comme « Chez Tomo » ou « Les créations de Narisawa ».

Sumo au YasukuniL’incontournable tournoi de sumo, commenté à la radio en anglais par les Thierry Roland et Jean-Michel Larqué locaux, suivi du non moins incontournable « dîner de sumo » chez l’ancien lutteur Kirishima, avec un énorme « nabe », sorte de potée spéciale anti-régime. Sur le même thème, la démonstration annuelle des lutteurs, des aspirants ou plus connus, en plein air au sanctuaire Yasukuni, et dans une atmosphère très détendue.



L’expression incontournable et aiguë : « Kawaiiiii !! »
(prononcer ka-ouaille-iiiii)




L’empressement poli dans un magasin, dans une banque (!), au bureau : une course à petits pas, comme un marathon au ralenti, pour montrer que le client c’est bien nous !

La nourriture « kaiseki » dans les ryokans et autres hôtels traditionnels, servie dans de splendides vaisselles toutes différentes, chaque plat de service harmonisé avec la couleur et la texture des ingrédients présentés.

Dogo onsenLes « onsen » les plus beaux du Japon, de Beppu à Shimoda, de Dogo Onsen à Sahoro, tous différents, tous semblables dans leurs rituels immuables : l’énergique douche et savonnage qui précède le bain, la micro-serviette qu’on pose sur la tête quand on glisse le corps dans le bassin brûlant (en ne troublant pas plus l’eau que ne le ferait un pétale de cerisier s’y déposant), le calme et la sérénité à travers la vapeur.


La suite dans une semaine. N’hésitez pas à laisser vos bons (et mauvais) souvenirs, vos anecdotes et vos aventures, nous les reprendrons avec plaisir dans le deuxième post.

Libellés : Clin d'oeil, Culture et traditions, Société, Tokyo, Vidéo

posté par Philippe Poggianti à 20:42

mercredi 3 juin 2009

La place du chef - Expats au Japon depuis 612 jours

La place du chef
(Note de Delph)

Voici un article très instructif trouvé récemment dans le magazine Metropolis. Je ne rentre plus un ascenseur sans y penser !

Je résume pour les non anglophones :

Au Japon, il est important de d'utiliser la place du chef ("kamiza") ou la place du grouillot ("shimoza"), selon votre grade dans l'entreprise et celui des collègues avec qui vous vous trouvez.

Dans un ascenseur : le grouillot à côté des boutons (logique) et le chef à l'angle opposé. Le grouillot doit laisser entrer le chef, saluer et se placer à côté de la porte.


Dans une réunion : le grouillot près de la porte, le chef le plus loin possible. Le fauteuil pour le chef, les canapés pour les grouillots.

Dans un taxi : le chef se place à l'arrière, derrière le chauffeur. Si un passager doit monter à l'avant, on y mettra le plus grouillot des grouillots.

Dans le train ou l'ascenseur : le chef est théoriquement à côté de la fenêtre, sauf si le chef préfère l'allée !

Et vous, vous vous placez où en entrant dans un ascenseur ?

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 18:52

dimanche 17 mai 2009

L’empire des vieux – Faire du cinéma, c’est revivre – Expats au Japon depuis 595 jours

L’empire des vieux – Faire du cinéma, c’est revivre

Une fois n’est pas coutume, pour traiter d’un vrai sujet de société, autant se référer aux… vrais journalistes. Les articles de « Courrier International » nous emballent quasiment chaque semaine ; ils nous rendent plus intelligents, plus ouverts sur le monde, plus tolérants, en reprenant les meilleurs articles, photos, dessins de presse des journaux du monde entier et en les traduisant en français. Inutile de broder sur un thème qu’ils ont creusé à fond, autant juste les citer.

Dossier Japon dans le n° 964 du 23 avril : « L’empire des vieux ».

Extrait du premier article, « le jour où notre pays sombrera », traduit du « Nihon Keizai Shimbun » de Tokyo :
« Nous sommes en 2042. Le Japon compte 38,6 millions d’individus de plus de 64 ans, un record jamais atteint. Alors que la population globale n’est plus que d’à peine 100 millions d’habitants, soit 24 millions de moins qu’en 2009, le nombre de personnes âgées a augmenté de 10 millions. […] En raison de la faible natalité japonaise, le vieillissement de la population, sans égal dans le monde, pèse de plus en plus sur les jeunes. Le Japon ressemble à un bateau à la dérive. La croissance économique, qui jadis propulsait le pays, lui fait aujourd’hui défaut. Il manque de travailleurs et se retrouve à court de carburant, autrement dit de ressources financières. »

Mais l’intérêt des dossiers de « Courrier » tient dans la variété des angles abordés. Après l’introduction ci-dessus, ils zooment sur deux conséquences du problème.

L’un est surprenant et désolant : « Sur fond de délitement des liens sociaux, les personnes âgées commettent des délits pour échapper à un quotidien de plus en plus difficile. […] Quelque 70% des personnes âgées remises en liberté après avoir purgé leur peine retournent en prison au plus tard cinq ans après leur sortie [pour certains, la prison représente la garantie d’un repas et d’un logement] » (Tokyo Shimbun).

Le dernier angle du dossier est également surprenant, mais d’un enthousiasme communicatif, traduit de l’Asahi Shimbun de Tokyo. « En réalisant leurs propres comédies musicales, les habitants d’une commune de Hokkaido ont retrouvé le moral et la santé. […] Ko a joué le rôle d’un chef de bande de motards s’opposant à la fusion de sa commune avec l’agglomération voisine dans Ii jijii raidâ [Le gentil papy motard, un jeu de mot faisant référence au film américain Easy Rider], sorti en 2008. Au début, son médecin le lui avait fortement déconseillé. Mais avec le consentement de sa famille, il s’est fait opérer afin de se débarrasser de son lumbago chronique. Il est remonté sur une moto pour la première fois depuis quarante ans. Parfois, il ne parvenait plus à dire ses dialogues, gêné par son dentier. […] Le premier film, tourné en 2003, Tambo-de myujikaru [Comédie musicale dans les rizières], réunissait 125 habitants. Le tournage commençait chaque matin par la prise de la tension de chacun de ses participants. « Ta tension est plus élevée que d’habitude. As-tu pris des médicaments ? Quoi, tu es nerveux avant le tournage ? A ton âge… ». […] L’aventure des personnes âgées de Mukawa est appréciée dans la mesure où elle contribue à réactiver la région et constitue un bon exemple de motivation pour les seniors. […] Voilà bientôt un an que la troisième comédie musicale est achevée. « Alors, la quatrième, c’est pour quand ? Si tu tardes trop, nous deviendrons tous complètement gâteux ! Et alors il sera trop tard ! » dit-on [au scénariste de 65 ans] chaque fois qu’il rencontre un acteur dans la rue. »

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 14:01

vendredi 17 avril 2009

Les otakus au taquet – Expats au Japon depuis 565 jours

Les otakus au taquet

Six copains expats décident de s’encanailler un vendredi soir à Akihabara. Connu pour ses magasins high-tech, ce quartier est également la Mecque des marginaux amoureux de mangas, le temple des « otakus », ces jeunes adultes reclus dans leur passion et incapables de s’intégrer dans le moule si normatif de la société japonaise. Ces jeunes gens inadaptés ont besoin d’un peu de douceur dans ce monde de brutes. Pas assez extravertis pour rechercher l’âme sœur, ils préfèrent l’ersatz, le substitut à une petite amie inaccessible : on a alors inventé pour eux le « maid café ». Un cocon où les serveuses déguisées en personnages de leurs mangas préférés les accueillent d’un humble « bienvenue chez vous, maître ». Rien de bien tendancieux dans ces lieux, juste un peu de tendresse factice pour combler les soirées et les rêves vides des otakus.


Nos trois couples d’expats en goguette dégotent un maid café au nom de rêve : « Little Beauty Satanic Dining » (ou Little BSD). Et là, manque de bol ! Malgré le japonais développé de deux de nos amis, point de chaleureuse phrase d’accueil, pas de café servi à la petite cuillère par la serveuse. Vaguement habillées en Office Ladies (employées de bureau) au lieu des diablotins promis, elles nous donnent un ticket par conso qui permet de gagner le polaroïd de l’une d’entre elles, super. La déco est quelconque, l’ambiance est glauque, quelques cols blancs finissent la semaine en éclusant des bières, bref on se barre fissa.

Re-manque de bol, le second de notre liste, « Maid In Angels », repéré sur le Routard et sur Internet est fermé !


Un resto indien de quartier plus loin, nous voilà prêts à aller nous finir au champagne à la maison, lorsqu’une enseigne « Little PSX » clignote devant nous (nous ne saurons jamais ce que signifie PSX). Nous montons à l’étage pour découvrir enfin un endroit accueillant et cosy, avec parquet et tentures, où quelques charmantes soubrettes s’ébrouent en jouant aux fléchettes et en rigolant avec les habitués. Ceux-là ont tous les traits des otakus : visage d’ado attardé derrière de grosses lunettes, mini ordi portable posé sur le comptoir pour rester connecté ou pour jouer en ligne, sourire béat lorsque la serveuse vient régulièrement échanger quelques mots : ils sont à fond dans le concept ! Nom de code de notre serveuse : « Chocola », c’est innocent, sucré et bon pour le moral. Nos expats-otakus d’un soir sortent finalement la bouteille de champ’ ici-même et jouent aux fléchettes avec « Chocola ».


Note de Delph : Impossible de photographier les serveuses dans les maid cafés. Pour obtenir un polaroïd, il faut le gagner... en consommant !

Libellés : Société, Tokyo

posté par Philippe Poggianti à 15:10

jeudi 19 mars 2009

Remise des diplômes - Expats au Japon depuis 536 jours

La cérémonie de remise des diplômes
(Note de Delph)

Le début de l'année scolaire aura lieu en avril au Japon, et c'est en ce moment la période de la remise des diplômes. Cet après-midi les rues du quartier étaient envahies d'étudiants : à cette occasion les filles portent le kimono à longues manches avec un hakama en forme de jupe par-dessus.
Saviez-vous que les kimonos des jeunes filles ont de longues manches pour pouvoir y attrapper les coeurs disponibles ? Poétique, n'est-ce pas ?
Revenons à nos diplômes. Ils sont remis aux étudiants au cours d'une cérémonie très formelle, suivie d'une fête beaucoup plus... détendue.
Il faut absolument aller voir la vidéo de la remise des diplômes de l'université de Waseda, disponible sur le blog Japan through blue eyes. C'est fascinant ! La vidéo est un peu longue, mais ne manquez pas la deuxième partie.

Libellés : Culture et traditions, Société, Vidéo

posté par Philippe Poggianti à 16:27

samedi 14 février 2009

Un après-midi de chien ! Expats au Japon depuis 503 jours

Un après-midi de chien !
(Note de Delph)

Si vous êtes maintenant blasés à la vue d'un chien dans une poussette ou d'une boutique de vêtement canins, s'il vous en faut plus pour vous étonner, alors je vous emmène à Odaïba pour l'après-midi. Odaïba, sa plage, ses bâtiments futuristes, sa statue de la liberté, est aussi le paradis des toutous-maniaques nippons !


Direction le magasin PetCity au niveau 1 du centre commercial Venus Fort.
Vous pourrez y agrandir la petite famille et y acheter tous les accessoires, couches canines comprises. Pourquoi pas une nouvelle poussette ? Celle-ci commence à être petite (on a compté sept chiens sur le moment mais en regardant bien la photo, il me semble qu'il y en a huit) ...


Un petit souvenir au studio photo s'impose. Le plus difficile est de choisir le costume...

Un petit goûter pour clore notre après-midi. Un biscuit en forme de coeur peut-être ? C'est quand-même la Saint valentin aujourd'hui. Ou plutôt un gâteau frais au salon de thé.


Mais vous n'avez pas de chien peut-être ?
Ne désespérez pas. La location est faite pour vous. Un chien à l'heure ou à la nuit, c'est possible à Odaïba (mais n'en parlez surtout pas à mes enfants, ils ne sont pas au courant !)

Illustration studio photo : extrait du dépliant magasin (www.wanwan-alice.jp)

Libellés : Clin d'oeil, Société, Tokyo

posté par Philippe Poggianti à 13:52

dimanche 8 février 2009

Sumimasen, sumimasen – Expats au Japon depuis 497 jours

Sumimasen, sumimasen

Les Japonais vu par un Coréen dans le livre Korea unmaskedOn avait déjà parlé du « mot d’excuse » que les salariés obtiennent de Japan Railways lorsque les trains ont du retard à l’heure de pointe [ici]. Oui, la manière de s’excuser, en paroles comme en gestes, est poussée à un haut degré de sophistication au Japon. Dans l’inconscient collectif nippon, il en va de l’équilibre du monde, de l’harmonie entre les êtres.

Le plus courant, celui que les touristes reconnaissent vite lors d’un séjour à Tokyo, est bien sûr « sumimasen », équivalent de notre « oh ! pardon » ou « excusez-moi ». Néanmoins, il s’invite dans des situations parfois dénuées de toute faute à effacer : au lieu du vibrant cri de bienvenue dans un magasin « irasshaimase » (insister longuement sur le « é » final), le « sumimasen » est une invitation plus discrète équivalente au « que puis-je pour vous », teinté d’une demande d’excuse par anticipation à quelque service qu’on ne va peut-être pas pouvoir nous rendre ; une jeune femme m’a accueilli par « sumimasen » quand j’entrais juste dans un restaurant rapide pour y… jeter un papier dans la poubelle (il n’y a guère de poubelles dans les rues de Tokyo, on se débrouille comme on peut). « Sumimasen » en se précipitant à petits pas est un signe de déférence. « Sumimasen » en tenant la porte de l’ascenseur est un encouragement : « après vous, je n’en ferais rien, vous croyez, mais si, je vous en prie ». « Sumimasen » est un remerciement, parce qu’on ne débarrasse jamais assez vite l’invité de son cadeau.

Mais cela serait trop simple s’il suffisait d’asséner un sumimasen à tout bout de champ pour être bien poli, bien respectueux envers nos hôtes nippons. La langue regorge d’expressions plus recherchées et adaptées à chaque situation de compromis, de justification.
« Sumimasen » relève plus de la politesse sans s’excuser profondément. Si une réelle erreur est commise, on passe au « Gomen nasai », en cas par exemple de retard prolongé, d’oubli dans le rendu de la monnaie, etc. C’est également le mot que les enfants doivent utiliser envers les adultes, nous rappelait Yuko la semaine dernière.

L’interruption, l’irruption, ont également leur forme d’intervention polie : je dis « shitsure shimasu » lorsque je vais déranger un collègue japonais à son bureau. Il me le rend d’ailleurs inconsciemment en anglais quand il rentre dans mon bureau avec un « may I interrupt you ? » (« you » étant trop direct pour être japonais, il dira plutôt « may I interrupt ? »).

Maintenant que vous êtes rôdés, vous pouvez imaginer que le refus est cornélien, la manière de s’excuser de ne pouvoir accepter une invitation est donc plus complexe : « Zannen desu ga, tsugô ga warui desu » : « je suis désolé, mais ma condition (ou peut-être les conditions de l’univers, la conjonction des planètes, je ne suis pas sûr) n’est pas bonne ». Ou bien si l’offre vient d’une personne inférieure socialement, un vendeur par exemple, une petite excuse comme « chotto » suffira : littéralement « un peu », ellipse pour « cela m’est un peu difficile (d’acheter votre pull à cent euros, par exemple) », ou bien « kekkô desu » similaire à notre « c’est bon, tout va bien, merci ».
Bref, en un mot comme en cent, la forme, le rituel de l’excuse est plus important que le fond.

Comme on lisait sur l’excellent « mémo de sécurité » envoyé par l’APE (une association de parents d'élèves), « comprendre le « shazai », l’art de s’excuser, est donc primordial pour vivre en harmonie avec les Japonais ». Le bel exemple qu’il contenait résume bien cette recherche permanente d’équilibre entre l’excuseur et l’excusé : « pensez au chauffeur de taxi qui ramène chez vous le sac que vous avez oublié dans sa voiture et qui s’excuse mille fois d’avoir négligé de regarder lors de votre descente si vous aviez oublié quelque chose ».


Illustration : Extrait du livre "Korea unmasked" de Won-bok Rhie

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 18:14

lundi 3 novembre 2008

Que sais-je ? Pas grand-chose… mais c’est bon ! Expats au Japon depuis 400 jours

Que sais-je ? Pas grand-chose… mais c’est bon !

Pour fêter les quatre cents jours de mon arrivée à Tokyo, l’année passée en famille ici (Delphine et les enfants m’ayant rejoint le 1er novembre) et enfin mon anniversaire, nous avons fait les quatre cents coups. Plus haut, j’ai parlé du karaoké avec les copains de Paris, tous les huit en yukata (kimono de coton) après un dîner fort traditionnel dans un ryokan de Hakone. En revenant à Tokyo, nous avons fait les fous avec les enfants dans ces fameuses petites cabines dont parlait Delphine dans un post précédent, afin d’imprimer des « purikura » à notre effigie. C’était super !

Tiens ! On n’a pas appris grand chose cette année sur ce pays multiple et complexe, mais c’est un des trucs qu’on a remarqués : ils aiment bien fabriquer des néologismes en combinant deux mots, comme font les Anglais (breakfast + lunch = brunch). Ici, purikura vient de « print club » que les Japonais prononcent « purintu kurabu » (lire à haure voix en omettant les ‘u’ et en roulant les ‘r’ jusqu’à le transformer en ‘l’, ça marche !). Un autre exemple, combiné avec leur goût immodéré des onomatopées dans les mangas : les films de sabre sont surnommés les « chambara », car les lames y tranchent les chairs en faisant « chan-chan bara-bara ». On va bientôt vérifier en allant au Gonpachi, resto dont s’est inspiré Tarantino pour la scène délirante de « Kill Bill vol. 1 » au cours de laquelle Uma Thurman se bat contre les Crazy 88 !

Tiens ! Avec Kill Bill et les samurais fous, on voit que je me coltine encore avec les clichés qui envahissaient mon esprit (et le premier article de ce blog) lorsque je suis arrivé à Tokyo l’an dernier. Peut-être est-ce notre façon de nous approprier « notre Japon » que de tourner autour en cercles concentriques : la barrière de la langue, mais surtout la barrière culturelle avec mes collègues et partenaires japonais, leur retenue, leurs vernis de politesse m’ont peut-être empêché de plonger au cœur du Japon professionnellement. Néanmoins, cette méthode d’approche « en cercles concentriques » est celle que l’on dit être utilisée par les sociétés japonaises pour aborder un problème complexe, lui tourner autour, l’appréhender sous tous les angles, afin d’être plus efficace dans la résolution, dans la mise en œuvre, dans l’exécution.

Alors, nous grapillons nos petits morceaux de Japon, de Hokkaido à Kyushu, du Kansai à Nikko, avec des projets de toujours aller plus loin, comme le week-end dernier en admirant le Fuji-san à Hakone avant de l’escalader sans doute l’été prochain.

Nous cueillons nos impressions du Japon, comme les pétales de cerisiers si poétiques quand ils évoquent un homme qui doit entrer dans un onsen sans éclabousser « tel un pétale de cerisier se posant sur l’eau » ; mais également si ambigus, quand leur vie éphémère – ils se détachent de l’arbre et s’envolent avant de faner – offre une philosophie morbide aux kamikazes de triste mémoire.

Nous feuilletons le Japon à travers ses symboles, ses auteurs, son histoire, ses mangas et ses films (on y reviendra), parfois en nous appuyant sur les « passeurs » occidentaux dont je parlais dans un post précédent, en cercles concentriques donc. Même si les fulgurances architecturales de Kenzo Tange, les délices culinaires de Narisawa, les délires animés de Satochi Kon, ou les folies vestimentaires des jeunes de Shibuya ou d’Harajuku nous font parfois plonger droit au cœur du Japon. Et c’est bon. Et c’est beau.

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 12:50

mardi 28 octobre 2008

La mode automne-hiver à Tokyo - Expats au Japon depuis 394 jours

La mode automne-hiver à Tokyo
(note de Delph)

L'année dernière, Philippe avait fait cette photo (à droite) dans le métro. Longues chaussettes (qui tiennent avec de la colle spéciale), talons aiguilles et les cuisses généreusement dévoilées quelle que soit la température extérieure, on n'a vu que ça tout l'hiver !

Et pour la saison automne-hiver 2009 alors ?
Grâce à "Notre Japon", chers lecteurs de tous pays, vous allez pouvoir vous mettre à la dernière mode japonaise, bien connue pour avoir une longueur d'avance sur le reste du monde (enfin ça se discute...) !
Bref, tels de vrais consultants en mode, nous avons arpenté pour vous les quartiers branchés de Tokyo à la recherche des dernières tendances.

Et, nous les avons trouvées !
Pour les femmes, LE look de cet hiver, "à adopter d'urgence" comme on dit, le voici : le gros bonnet de laine à pompon, le short et les bottines Pocahontas.
Vous pouvez également porter le pompon sur les cordons d'un gilet ou d'un poncho en laine, sur les lacets de bottes ou en bijou de portable... Regardez comme vous allez être mignonnes !





Quant-à vous messieurs, nous ne vous avons pas oubliés : vous serez parfaits avec une besace à porter dans le dos, sur les fesses ! Ici, tous les hommes en portent.

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 13:14

lundi 13 octobre 2008

All you need is a love hotel – Expats au Japon depuis 379 jours

All you need is a love hotel

Pour évoquer avec légèreté le sujet a priori un peu racoleur des « love hotels », on pouvait continuer dans la veine Joe Dassin avec « elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline » (zaï zaï zaï zaï), car, à Tokyo, nombre de ces établissements se regroupent sur la colline de Dogenzaka, à deux pas du carrefour de Shibuya derrière le célèbre magasin « 109 ». Mais j’ai préféré les Beatles, depuis ma visite du musée John Lennon à Saitama (juste avant un sublime concert de Radiohead il y a deux semaines), et sa salle dédiée au « All you need is love » des quatre scarabées alors en pleine période psychédélique.

Le principe des love hotels n’a rien de scabreux. Les couples japonais souffrent souvent d’apparts avec cloisons hyperfines, ou vivent encore chez leurs parents où les cloisons sont alors des « shoji » en papier. On peut alors croiser de jeunes adultes en quête d’un moment d’intimité. Les établissements ont une apparence tout sauf louche, les quelques rues enchevêtrées sur les flancs de la colline n’ont rien de sordide, et personne n’arpente la colline en proposant de l’amour tarifé. Les couples sont donc déjà formés, et ils ont le choix entre deux formules, grands classiques des love hotels : deux-trois heures pour le « rest », euphémisme reposant rappelant notre sieste crapuleuse qui n’a de sieste que le nom, ou bien le « stay » ou l’on reste pour la nuit (en fait, le check-in est à partir de 22 heures, sans doute pour permettre aux « rest » de profiter du début de soirée). Au vu des tarifs des hôtels classiques à Tokyo, on se dit que qu’une personne de passage à Shibuya peut profiter d’une chambre propre et bien insonorisée (!) pour pas trop cher, soit huit à dix mille yens la nuit (50 à 70 euros), tandis que les « resteurs » débourseront quatre à cinq mille yens pour leur escapade de quelques heures.

Il y a d’autres quartiers à Tokyo qui accueillent des love hotels, mais ceux de la colline de Dogenzaka rivalisent de concepts pseudo-poétiques, exotiques ou artistiques, semble-t-il afin d’éviter d’effaroucher la clientèle féminine : un Ganesh et une façade toute en bois pour « Asia », des chambres de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel au « P&A Plaza », des artistes qui décorent celles du « Art Hotel » de petits lutins-champignons espiègles de couleurs vives, les concepts sont variés. Une fois choisi le lieu de ses ébats, l’anonymat et l’intimité sont préservés dans le hall : on choisit sa chambre sur un tableau de contrôle sur lequel les photos des chambres libres sont allumées, et où l’on règle à l’avance soit à une machine automatique soit à un réceptionniste séparé du couple par une vitre teintée qui évite d’éventuels regards lourds de sous-entendus. On peut épicer son passage en louant des déguisements qui passent en revue les fantasmes préférés des mâles japonais (mais les fantasmes ont-ils des frontières ?) : écolière, infirmière, hôtesse de l’air, jeune mariée…

Le reste est laissé à l’imagination du lecteur ; ensuite, ce qu’il vous faut, c’est de l’amour !

Libellés : Société, Tokyo

posté par Philippe Poggianti à 09:40

vendredi 3 octobre 2008

Des mannequins japonais en couches culottes - Expats à Tokyo depuis 369 jours

Des mannequins japonais en couches culottes
(Note de Delph)


D'accord, le Japon vieillit, le marché des produits pour seniors est en pleine expansion... mais le défilé de couches-coulottes pour adultes, était-ce vraiment indispensable ???

Ne manquez pas l'article de "Aujourd'hui le Japon", les détails valent leur pesant de couches culottes :
http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon-le-japon-vieillit-et-la-couche-culotte-pour-adulte-a-son-defile-de-mode-5434.asp?1=1
Photos : www.inventorspot.com et www.newser.com

Libellés : Clin d'oeil, Société

posté par Philippe Poggianti à 10:18

jeudi 18 septembre 2008

N'importe quand, n'importe où... la sieste japonaise - Expats au Japon depuis 354 jours

N'importe quand, n'importe où... la sieste japonaise
(Note de Delph)

Rien de crapuleux, ces pauvres Japonais sont épuisés, c'est tout !
Des journées de travail trop longues, des soirées entre amis ou entre collègues qu'il serait très mal vu de refuser, les Japonais dorment n'importe quand et surtout n'importe où : au métro bien sûr, mais aussi dans la rue où au bureau, en réunion... et même en pub.
Ouvriers dans la rue à l'heure du déjeuner Dans le métro


Libellés : Clin d'oeil, Société, Vidéo

posté par Philippe Poggianti à 19:58

samedi 6 septembre 2008

Le mystère des petites cabines - Expats au Japon depuis 342 jours

Le mystère des petites cabines
(Note de Delph)

Cela faisait quelque temps que j'avais repéré ces mystérieuses cabines : fermées d'un rideau, décoration chargée, on en voit dans des salles de jeux, mais aussi au beau milieu d'un grand magasin. Je n'avais pas encore osé aller regarder derrière le rideau, de peur de tomber sur une Madame Irma japonaise, ou une masseuse et sa cliente à moitié nue !

Et bien ce mystère est maintenant résolu grâce à un collègue de Philippe et aux copines de Louise : ce sont des "purikuras" !

Vous ne voyez pas ?
Je vous aide : "purikura" est contraction de "purinto-kurabu".
Toujours pas ? Bon, "purinto-kurabu", c'est "print club", prononcé à la japonaise, et mes cabines sont des photomatons élaborés, dans lesquels on se fait photographier entre copines pour obtenir une petite planche de photos autocollantes trop "kawaï" (mignon).
Les jeunes japonaises en sont folles, elles collectionnent leurs photos sur des petits carnets et (selon le blog la nipponattitude) y dépenseraient jusqu'à 30 euros par mois.

Voilà ce que nous avons compris du mode d'emploi :
1- Trouvez le côté "studio photo" de la cabine
2- Mettez les sous dans le monnayeur (400 yens pour la notre)
3- Sélectionnez sur l'écran le fond que vous préférez, et souriez !
4- Répétez la manoeuvre aussi souvent que nécessaire
5- Lorsqu'il ne se passe plus rien, sortez et cherchez le côté "retouche" de la cabine (inutile d'attendre les photos comme nous l'avons fait, ce n'est pas fini !)
6- Vous êtes devant un écran et un ou plusieurs stylets qui permettent de décorer les photos avec des petits motifs... Là faites au mieux, nous, on a déclenché l'impression avant d'avoir fini ! Un conseil : apprenez à lire "oui" et "non" en hiraganas (ce que je sais faire pourtant...)
7- La planche photos sort sur le côté, comme dans un bon vieux photomaton, et voilà le résultat : trop kawaï non ?


Et pour ceux qui ne vivent pas au Japon, vous pouvez aussi créer votre purikura à la maison, à partir d'une photo stockée sur votre ordinateur : http://www.puricute.com (site en anglais).

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 18:12

mercredi 11 juin 2008

Parlez-vous franponais ? Expats au japon depuis 255 jours

Parlez-vous franponais ?
(Note de Delph)

A quoi reconnaît-on une Française qui est restée trop longtemps au Japon ? ....
Elle s'achète un sac avec une inscription en français qui ne veut rien dire et elle trouve ça cool !

Il est pas cool mon sac en plastique transparent marqué "Ce favori en premier dans symmer" ? Bref, c'est un exemple parfait de franponais, une langue bizarre qui fleurit surtout sur les enseignes des magasins, les emballages de produits ou les accessoires de mode.




J'avais dèjà remarqué le phénomène en Corée où j'avais trouvé par exemple des gâteaux "Ange de Fraise", sans parler du merveilleux prospectus de la boulangerie française qui promettait à ses clients une "Jouissance de l'après-midi" (Notre Corée est très hot).
Mais ici il prend des proportions plus importantes. Ainsi dans mon quartier, on peut boire un verre au "Café de Crié" ou à "L'abricot" et faire des courses à "L'air bon".

Le franponais a ses fans et je vous recommande ce site : Le Franponais.com ou vous découvrirez entre autres le sucre "Petit pet" ou la pâtisserie "Choua la cream". Ca ne s'invente pas.






Libellés : Clin d'oeil, Société

posté par Philippe Poggianti à 15:19

jeudi 29 mai 2008

Les champions de l'emballage - Expats au Japon depuis 242 jours

Les champions de l'emballage
(Note de Delph)

Le Japon est le royaume de l'emballage. Plastique de préférence.

A la boulangerie, les viennoiseries seront emballées individuellement, avant d'être réunies dans un grand sac. Hier, je paye et, ah, sumimasen*, je vais rajouter un bretzel... Le bretzel aura droit à ses deux sachets, le vendeur ne peut pas envisager de déroger à la règle établie pour me le rajouter dans le premier paquet.

A la caisse du supermarché (ceux un peu chics), le pot de cornichons recevra un filet en mousse ou éventuellement un plastique gonflé d'air pour servir d'amortisseur, les surgelés seront additionnés de pochettes réfrigérantes, les barquettes plastiques recouvertes d'un sachet anti-fuites, les bentos (voir mon post de janvier) additionnés de baguettes et serviettes jetables.

Bien sûr, pas question de composer mes sacs moi-même, cette tâche délicate ne peut être confiée qu'à un (ou une) spécialiste, qui emboitera mes emplettes façon puzzle 3D avec une précision scientifique.
Ce qui est étonnant, c'est qu'on laisse encore les clients remplir leur panier eux-mêmes au risque d'écraser le pain de mie sous la brique de lait.

En tous les cas, voilà comment on se retrouve avec des morceaux de pastèque prédécoupés dans une barquette + un film + un sachet, ou encore une banane dans un emballage individuel (achetée surtout pour le fun car, je l'avoue, les bananes sont quand-même généralement vendues à plusieurs) !

*pardon

Libellés : Clin d'oeil, Société

posté par Philippe Poggianti à 17:07

mardi 20 mai 2008

La liberté des Japonais s'arrête là où commence celle des autres - Expats au Japon depuis 233 jours

La liberté des japonais s'arrête là où commence celle des autres
(Note de Delph)

Et au Japon, la liberté des autres commence plus tôt qu'ailleurs. Ici, on adore interdire et dicter des règles, c'est semble-t'il le prix à payer pour vivre tous en harmonie sur cette petite île.

L'interdiction de téléphoner dans les transports en commun nous a particulièrement frappés en arrivant à Tokyo. J'ai appris depuis qu'on nous demande également de ne pas ouvrir le journal en grand, ne pas s'asseoir en écartant trop les jambes... et de ne pas se maquiller dans le métro !

D'habitude, je saisis bien en quoi l'objet de l'interdiction est susceptible de gêner les autres voyageurs, mais là j'avoue que je reste perplexe. Alors, si vous avez une suggestion, n'hésitez-pas !

PS : Pour vous mettre dans l'ambiance, (ou pour les nostalgiques qui ont quitté le Japon) vous pouvez écouter l'annonce de la Yamanote Line ici :
http://hisaai-hp.hp.infoseek.co.jp/JREast/Yamanote/Yt.mp3
Ca m'amuse beaucoup, il y a aussi la ligne Namboku Line du métro si vous préférez :
http://hisaai.at.infoseek.co.jp/Tokyo/07.mp3

Libellés : Clin d'oeil, Société, Tokyo

posté par Philippe Poggianti à 21:24

dimanche 11 mai 2008

Cosplayers - Expats au japon depuis 224 jours

Cosplayers
(Note de Delph)

Nos visiteurs à Tokyo, jeunes ou moins jeunes, complètement jetlagués ou non, passés ou à venir, n'y ont pas coupé et n'y couperont pas : le circuit du dimanche, c'est Meiji Jingu pour les mariages traditionnels, la Takeshita Dori pour le bain de foule et Harajuku pour les cosplayers.
On ne se lasse pas de les prendre en photo ceux là ! Allez... comme on va y revenir, je crée une nouvelle rubrique "Cosplay" dans la marge.

Libellés : Cosplay, Société, Tokyo

posté par Philippe Poggianti à 19:44

jeudi 10 avril 2008

Mot d’excuse – Expats au Japon depuis 193 jours

Mot d’excuse

Tout penaud comme à l’école ! Comme lorsque le réveil n’a pas sonné et qu’on arrive en retard en courant, en soufflant, et que le surveillant général indique le bureau du recteur pour faire signer un infâmant mot d’excuse qu’on présentera au professeur avant d’entrer en classe.

Il peut arriver au « salary man » japonais le même genre de mésaventures. La société nippone étant encore aussi dirigiste que le recteur de nos collèges d’antan, que se passe-t-il quand il arrive en retard devant son chef qui l’observe du bout de sa rangée interminable de bureaux interchangeables ? Comment prouver sa bonne fois si ce retard n’est pas dû à la méchante gueule de bois qui a suivi la soirée d’hier entre collègues ? Si c’est bêtement le train qui était coincé en gare pour cause « d’incident sur la ligne » ?
Surtout, que le « salary man » ne s’inquiète pas, les « Japan Railways » (JR, la SNCF locale) ont pensé à tout : avec plusieurs millions de banlieusards qui se croisent dans les plus grandes gares de Tokyo tous les matins dans un sens, et tous les soirs dans l’autre, on se doute que le moindre incident peut déclencher une réaction en chaîne apoplexique de retards de trains sur tout le réseau.

Ce matin donc, Grégoire arrive avec du retard, certes, mais également avec ce petit mot d’excuse qu’un employé des JR lui a remis quand il a finalement franchi le portillon de la gare d’arrivée. En voici la traduction qu’une secrétaire a bien voulu nous livrer :
« Certificat de retard. Ceci prouve que le train arrivé à cette gare a été retardé de xx minutes (dans le cas d’aujourd’hui, de 40 minutes, une paille !). Nous nous excusons pour tout désagrément que ce retard ait pu causer. Avr 10 Heisei 20 (?*). East Japan Railway Company. Chef de la gare d’Osaki ».

L’honneur est sauf. Grégoire peut commencer sa journée de travail l’esprit serein !

*Note de Delph : Non la secrétaire ne commence pas sa journée par un grand bol de saké. Il s'agit de la date (format année / mois / jour sur le ticket). Et l'ordinateur n'a pas oublié le 08 après le 20 : ici nous sommes en l'an 20 de l'ère Heisei, c'est à dire la 20ème année du règne de l'empereur actuel !

Libellés : Société

posté par Philippe Poggianti à 19:13

jeudi 20 mars 2008

Geishas on line - Expats au Japon depuis 172 jours

Geishas on line
(Note de Delph)

Vu dans le dernier Marie Claire :

Libellés : Clin d'oeil, Société

posté par Philippe Poggianti à 10:48

lundi 25 février 2008

Vous avez aimé la collection printemps été canine ? Expats au Japon depuis 148 jours

Vous avez aimé la collection canine printemps été ?
(Note de Delph)

Alors, vous adorerez la poussette à toutou ! Ouarf !

Libellés : Clin d'oeil, Société

posté par Philippe Poggianti à 15:59

    Delphine (mise en page et en images) et Philippe Poggianti (rédaction), Isséens, puis Séoulites et maintenant Tokyoïtes, vous souhaitent la bienvenue sur leur blog.

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